BTS 2020 : encore trop d’incertitudes

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La crise sanitaire a perturbé l’organisation traditionnelle des examens. C’est dans ce contexte que les textes relatifs à la délivrance du BTS ont été présentés lors du CSE du lundi 18 mai. Si les principes généraux ressemblent globalement à ceux du bac professionnel, quelques détails mériteraient une clarification voire des inflexions.
 
 
Entre contrôle continu et CCF
 
Comme pour le bac GT et le bac pro, les modalités de délivrance du BTS se fondent sur les résultats portés au livret scolaire ou de formation du candidat. Les notes délivrées à l’occasion des contrôles en cours de formation
effectués avant la fermeture administrative des établissements seront prises en compte.
 
Le jury disposera de certains éléments d’appréciation pour alimenter sa délibération. Pour préparer au mieux l’harmonisation, il pourra ainsi avoir recours :
  • aux livrets scolaires ou de formation comportant les propositions de notes et appréciations décernées aux candidats ;
  • au relevé d’assiduité des candidats ;
  • aux taux de réussite aux examens, par spécialité du diplôme et par établissement pour les trois dernières sessions ;
  • à la moyenne des notes attribuées aux candidats par l’établissement, par unité constitutive du diplôme.
 
Un besoin urgent de clarification
 
Au-delà de l’assiduité, les enseignants attendent une prise en compte réelle de l’engagement et de la motivation des candidats. Le texte devrait évoluer en ce sens.
 
De plus, pour des raisons d’équité, les enseignements facultatifs doivent être pris en compte de la même manière qu’au baccalauréat. La rédaction du texte ne doit pas laisser place à l’ambiguïté et prévoir clairement la comptabilisation des notes de l’année pour les enseignements qui le permettent.
En ce sens, la note de service sera importante.
En effet, les collègues seront attentifs aux détails techniques tels que la manière d’arrondir les notes ou le cadrage pour le report des notes.
 
L’entrée du livret par « unités certificatives » est une bonne chose. Il est toutefois capital d’orienter le plus précisément possible les enseignants sur la correspondance entre les disciplines de certification et les disciplines d’enseignement. Localement, les services du Département des examens et concours joueront un rôle précieux dans l’harmonisation, la sécurisation et la lisibilité de la procédure.
 
Enfin, une incompréhension demeure : pourquoi ne pas prendre en compte l’ensemble du cursus et fonder la délivrance du diplôme uniquement sur la deuxième année ?
En l’espèce, un retour aux pratiques habituelles semble incontournable.
De même, une clarification sur le statut et la prise en considération du rapport de stage serait la bienvenue.
 
 
L’avis du SE-Unsa
 
Si la configuration retenue semble raisonnable, de nombreux points doivent être améliorés de toute urgence pour préparer la session du BTS 2020.
 
D’abord, toutes les garanties sanitaires doivent être apportées dans l’organisation des examens.
 
Par ailleurs, le SE-Unsa demande un étalement des jurys sur une période suffisamment large pour respecter des délais rallongés par la dématérialisation des dossiers.
 
Comme pour le baccalauréat, le régime d’exception appliqué à certains établissements privés hors contrat est parfaitement inacceptable et doit être revu.
 
Au-delà de ces questions organisationnelles, l’issue de cette fin d’année interroge également.
En effet, compte-tenu du profil des étudiants de BTS, un accueil jusqu’au 4 juillet ne semble pas réaliste.
 
En outre, les stages n’étant pas annulés, ils peuvent se tenir en juin. Cependant, il ne faudrait surtout pas se précipiter. Il convient d’assurer un retour sécurisé des jeunes dans des entreprises en situation de grande fragilité.
 
Le SE-Unsa veillera à ce que, comme convenu, ces périodes de stage ne soient pas reportées au cours de la deuxième année.
 
 

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