Bilan social 2017 : focus sur le corps des agrégé·e·s

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Comme l’an dernier, le SE-Unsa a étudié de près le bilan social du ministère de l’Éducation nationale. Cette étude publiée chaque année porte sur la situation des personnels pour l’année scolaire précédente (ici, 2016-2017). Elle s’intéresse aux rémunérations, aux congés, à l’avancement et aux affectations. Quelles statistiques ont attiré notre attention ?
 
Les différents corps du second degré : qui pèse quoi ?
 
1,24 million de personnels travaillaient pour le ministère de l’Éducation nationale l’an dernier, dont 78 % de personnels enseignants. Depuis 2012, la hausse d’effectifs est de 5 % dans le premier degré et de 3,9 % dans le second degré. Les personnels du premier degré public sont 341 000 environ et ceux du second degré public plus de 400 000. Dans l’enseignement supérieur, à côté des près de 20 000 professeurs des universités et des 36 000 maîtres de conférences, on trouve près de 7700 agrégés et plus de 5800 certifiés.
 
Les contingents les plus importants du second degré sont constitués par les enseignants de lettres (près de 57 000), de langues (idem), d’histoire-géo (près de 29 000), de mathématiques (plus de 45 000), de physique-chimie (21 000), de biologie-géologie (17 000), de technologie (idem) et d’éco-gestion (plus de 21 000).
 
Les agrégé·e·s dans le second degré : effectifs, rémunérations, affectation
 
Dans le second degré public, on trouvait 2225 professeur·e·s de chaires supérieures (36 % de femmes, 72 % de plus de 50 ans), 49 300 agrégé·e·s (dont 53 % de femmes, 33 % de plus de 50 ans, 17 % de moins de 35 ans). Plus de 220 000 enseignants sont certifiés (près d’un enseignant sur 3), avec 21 % de moins de 35 ans, 29 % de plus de 50 % et 65 % de femmes.
 
Côté rémunération, le salaire moyen des enseignants du second degré en 2015 était de 2730 euros dont 14 % de primes contre 2230 euros et 5,5 % de primes dans le premier degré. Les professeurs de chaires supérieures avaient un salaire moyen de 5560 euros, les professeurs agrégés de 3460 euros, les certifiés de 2560 euros. Notre article de l’an dernier, relevant les différentes statistiques du dernier bilan social, avait beaucoup surpris nos collègues. Les différences de rémunération s’expliquent en partie par la part des primes dans le salaire (35 % chez les chaires supérieures, 17 % chez les agrégés). Ces rémunérations sont en moyenne de 12 % moins élevées dans l’enseignement privé.
 
Le salaire moyen des personnels masculins enseignants du second degré est supérieur de 6 % à celui des enseignantes. Les personnels masculins sont plus avancés dans leur carrière (traitement indiciaire brut supérieur de 1 à 6%) et perçoivent en moyenne 29 % de plus de primes (51 % même pour les heures supplémentaires) !
 
La carrière des agrégé·e·s
 
- Temps partiel : ils concerne 5 % des hommes et plus de 11 % des femmes.
 
- Promotion : 24 % des agrégés ont accédé à la hors-classe, dont 2242 en 2016, avec un âge moyen de 51,3 ans. 356 enseignants sont devenus agrégés par liste d’aptitude (âge moyen 56 ans). Pour l’agrégation interne, il y avait 946 admis, en 2016, et 2015 postes proposés à l’agrégation externe pour plus de 24 000 inscrits.
 
- Affectation : Plus de 2 000 agrégés sont affectés sur zone de remplacement (contre plus de 3500 certifiés). 4,2 % des agrégés ont une affectation dans l’éducation prioritaire (14,2 % des certifiés). 18,5 % des agrégé.e.s et chaires supérieures sont affectés en collège (62 % des certifié.e.s).
 
- Congés : 2,6 % des agrégés et 2,9 % des certifiés ont bénéficié d’un congé paternité l’année scolaire précédente. 4,7 % des agrégées et 4,6 % des certifiées étaient en congé maternité.
 
 
 
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