CFA et Greta : une reprise dans l’indifférence générale

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Le 7 mai, le Premier ministre présentait les mesures principales du plan de déconfinement. L’attention était focalisée sur la réouverture des écoles et des collèges.
Cela aurait pu passer inaperçu mais c’est pourtant capital : les CFA et les centres de formation continue pourront, dès ce lundi, accueillir les apprentis et les stagiaires de la formation professionnelle.

 
La même démarche que pour la formation initiale
 
La ministre du travail a insisté sur le caractère progressif de cette réouverture : « Dès lundi prochain ils accueilleront leurs équipes, puis les apprentis et les stagiaires en formation continue, qu’ils soient salariés, indépendants ou demandeurs d’emploi.  »
Il s’agira naturellement de respecter les règles sanitaires en lien avec le protocole national de déconfinement pour les entreprises.
Pour les apprentis comme pour la plupart des lycéens de la voie professionnelle, l’accès au matériel et au plateau technique du centre de formation est indispensable dans le cadre des apprentissages et de la pratique professionnelle.
Ce retour sur site présente donc un véritable intérêt mais les conditions de travail des personnels et les conditions d’apprentissage des apprentis doivent être garanties.
 
 
Une période de transition
 
La reprise sera progressive comme pour les écoles et les collèges. Les apprentis vont certainement devoir jongler entre formation à distance et formation sur site, au moins pendant la première phase du plan de déconfinement.
Salariés et employés des organismes de formation (dont les CFA) ont leur propre guide avec des fiches conseils pour accompagner les employeurs dans la mise en œuvre des moyens de protection contre le virus . Ces outils seront élaborés sur le modèle des fiches rédigées pour 56 secteurs d’activité.
La page 21 du guide des recommandations sanitaires des métiers est consacrée à la formation professionnelle. Elle est disponible ici .
 
 
L’avis du SE-Unsa
 
L’enjeu est de taille sur le plan économique. La ministre du travail espère pouvoir « concilier le retour de l’activité économique et de l’activité de formation avec la santé des salariés et des Français  ».
Mais si la reprise est quasiment une question de survie pour certains organismes de formation, elle ne saurait se faire au détriment de la santé des personnels, des apprentis et des stagiaires de la formation continue.
L’État doit continuer à jouer son rôle de garant. Les guides doivent paraître rapidement et être discutés au sein des instances représentatives des personnels.
Le SE-Unsa sera aussi exigeant et intransigeant sur le respect des règles de sécurité qu’en ce qui concerne la formation initiale.
Cet impératif n’est pas négociable et tout manquement devra entraîner la suspension du processus de réouverture.