Carte scolaire 1er degré : l’heure des premiers bilans

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En plein contexte de confinement, une dotation supplémentaire de 1248 postes a été annoncée pour le 1er degré. Cette mesure, associée à la non-fermeture des classes en milieu rural sans l’accord du maire, visait à éviter les tensions avec les élus. 
 
Le SE-Unsa avait alors dénoncé d’une part la menace de ces annonces inattendues sur la préservation de certains postes du 1er degré (remplacement, Rased) et d’autre part l’absence de mesures pour le second degré.
 
La mise en œuvre locale, présentée lors d’instances de carte scolaire qui se sont tenues dans des conditions de dialogue social souvent dégradées, a confirmé pour partie ces inquiétudes. 
 
En effet, les mesures prises dans les départements révèlent plusieurs sujets d’insatisfaction : 
 
  • Les élèves d’Ulis ne sont pas comptabilisés dans les effectifs dans tous les territoires. Bien que prévue par la loi, ce sont pourtant près de 49% des départements qui ont délibérément enfreint cette obligation. 
     
  • La généralisation du dédoublement dans les classes de grandes sections n’est pas mise en œuvre.
     
  • Une trentaine de postes de Rased, pourtant indispensables au fonctionnement de notre système éducatif, ont été sacrifiés à l’aune des dernières décisions. 
     
  • Les moyens pour les décharges des directeurs d’école de moins de quatre classes ne sont pas fléchés dans une immense majorité des départements. Les engagements du ministère envers les directrices et directeurs ne pourront pas, cette année encore, être mis en œuvre faute de volonté politique. 
 
Si ce tableau est sombre, le SE-Unsa note malgré tout deux points positifs : 
  • le fléchage d’un poste Usep dans près d’un tiers des départements ;
  • la création de poste de professeur ressource autisme dans la majorité des départements. 
 
Enfin, le SE-Unsa dénonce également une pratique inacceptable du ministère : la suppression effective de 3816 postes au sein du ministère de l’Éducation nationale en 2019 contre 1800 prévus initialement. C’est ce que permet de constater un récent rapport de la Cour des comptes.
 
Le SE-Unsa, s’il prend acte de la création de postes supplémentaires pour la rentrée 2020, ne peut que dénoncer la prédominance des préoccupations politiques sur les préoccupations pédagogiques.