Covid-19 : le protocole autotest à revoir d’urgence !

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Dans le cadre des mesures gouvernementales pour ralentir la circulation du virus, la campagne de dépistage au sein de l’Éducation nationale se poursuit avec la mise en place d’autotest pour les lycéens à compter de ce lundi 3 mai.
 
 
Dans les prochains jours, les lycées vont ainsi se voir livrer des autotests antigéniques par prélèvement nasal. Le protocole autotest adressé par le ministère aux proviseurs prévoit un test par semaine pour tous les lycéens volontaires au sein de leur établissement ainsi qu’une séance de formation à l’attention des élèves avant leur premier autotest.
 
S’il nécessite bien sûr le consentement écrit des élèves majeurs et des responsables légaux des élèves mineurs, ce protocole nécessite surtout du temps, des locaux spécifiques, des conditions d’hygiène adaptées et un certain nombre de personnels formés.
Or l’organisation actuelle de l’enseignement en lycée, en raison des importantes contraintes sanitaires à respecter, ne peut être en capacité de trouver toutes ces ressources.
 
 
L’avis du SE-Unsa
 
Pour le SE-Unsa, si les autotests représentent un nouveau levier pour lutter contre la propagation de l’épidémie, le protocole de leur utilisation doit lui urgemment être revu.
Enseignants, CPE, PsyEN et AED ne peuvent et ne doivent se retrouver dans de telles conditions d’exercice et la confiance doit être faite aux familles pour que ces autotests puissent être réalisés à domicile.
D’une part, l’organisation des autotests s’en trouvera plus fluide pour être efficace, sans empêcher tout accompagnement d’informations aux familles. D’autre part, les déplacements d’élèves et de personnels au sein de l’établissement seront limités et donc plus respectueux des consignes sanitaires.
 
 
Billet d’humeur…
 
Puisqu’on en est aux choses à revoir d’urgence, une autre viendrait aisément à l’esprit de tous : les consignes sanitaires de la FAQ Covid du ministère…
Avoir déploré et dénoncé à plusieurs reprises son manque d’anticipation et son incessante mise à jour, sources de désorganisation et de pression permanente au sein de la profession, comme son absence totale de clarté génératrice de confusion et de doute, n’a semble-t-il pas suffi !
Afin de fêter une énième mise à jour, le ministère a opté pour le 1er mai…
Au-delà des modifications concernées (ré-autorisation de l’EPS en intérieur), lourdes de conséquences et qui pouvaient une nouvelle fois être anticipées, une actualisation de consignes professionnelles le jour de la Fête du travail est un manque considérable de respect des travailleuses et travailleurs que sont les personnels de l’Éducation nationale.
 
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