Crise sanitaire : quid des apprentis ?

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La période de confinement consécutive à la crise sanitaire a bouleversé l’organisation de l’année scolaire pour tous les élèves. Les apprentis ont un statut particulier et sont concernés à double titre. Une ordonnance du ministère du Travail, prévoit deux aménagements visant à les « protéger » pendant cette période de ralentissement économique.
 
 
« Sécuriser les stagiaires en formation»

L’article 3 de l’ordonnance du 2 avril s’adresse plus particulièrement aux apprentis. Le but est de « sécuriser au maximum les stagiaires de la formation professionnelle et des CFA »
C’est ainsi que le texte permet aux centres de formation de prolonger les contrats d’apprentissage et de professionnalisation dont la date de fin d’exécution était prévu entre le 12 mars et le 31 juillet 2020.
Théoriquement, la durée du contrat d’apprentissage, sauf cas dérogatoires, varie entre six mois et trois ans. Elle correspond à la durée du cycle de formation préparant à la qualification qui fait l’objet du contrat
Avec le confinement, les examens ont dû être reportés voire annulés. Cette mesure permettra donc aux apprentis de finaliser leur cycle de formation une fois le confinement levé.
 
 
 
Faciliter la signature de contrat à venir
 
Les jeunes dont la formation était en cours au 12 mars 2020 mais qui n’ont pas pu signer de contrat avec une entreprise, bénéficient d’une durée prolongée pour rester dans leur centre de formation. D’après la loi « Choisir son avenir professionnel » du 5 septembre 2018, la date de début de formation pratique chez l’employeur ne peut être postérieure de plus de trois mois au début d’exécution du contrat.  Or, la crise sanitaire actuelle ne permet pas à des jeunes de trouver un employeur en trois mois. Ils ont donc désormais jusqu’à six mois pour trouver un contrat d’apprentissage.
 
 
L’avis du SE-Unsa
 
Il était indispensable de prévoir un filet de sécurité pour les jeunes qui étaient en contrat ou qui devaient signer un contrat d’apprentissage.
La situation exceptionnelle que nous vivons appelait cette mesure de bon sens.
Pour le SE-Unsa ces difficultés inédites illustrent la nécessité de travailler avec des publics homogènes. En effet, au-delà de la charge de travail et de la menace du statut des enseignants, la complexité des parcours mixés rend quasiment impossible un accompagnement équitable pour les apprentis.
 
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