DNB : même le Covid-19 n’aura pas permis de le simplifier !

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Les examens ont fait l’objet d’une conférence de presse ministérielle très attendue, début avril. Mais certains points restaient à régler, notamment ce que le ministre entendait par « contrôle continu ». Une réunion entre la direction générale de l’enseignement scolaire (DGESCO) et les organisations syndicales, mi-avril, nous a permis de discuter de l’aménagement de cet examen.
La foire aux questions ministérielle sur les examens (voir ce lien sur le site du ministère) sert de référence pour cette session 2020, dans l’attente de textes réglementaires prévus en mai.
 
Un nouveau calcul des points pour le DNB
 
Le DNB se décompose en 3 éléments, un positionnement sur les 8 composantes et sous-composantes du socle commun de compétences, de connaissances et de culture, des épreuves écrites de français, maths, HGEMC et sciences, et enfin une épreuve orale.
Pour la session 2020, une fois prise la décision de supprimer les épreuves terminales, plusieurs hypothèses étaient à l’étude, portées par les organisations syndicales. Le Snes défendait la suppression du positionnement sur les domaines du socle au profit de la prise en compte des moyennes disciplinaires annuelles, en oubliant au passage toutes les équipes qui ont fait le choix d’évaluer sans notes.
À l’opposé, nous défendions une attribution du DNB par le conseil de classe au vu du positionnement sur les domaines du socle.
 
Une position de compromis a été choisie par le ministère : garder le positionnement sur les différentes composantes du socle commun, et remplacer les épreuves écrites par une note, la moyenne des moyennes trimestrielles des disciplines qui font l’objet d’une épreuve.
Pour les sciences, on tiendrait compte des 3 disciplines scientifiques et technologiques au lieu d’en tirer 2 au sort.
Seule l’épreuve orale est totalement neutralisée.
Le DNB sera donc attribué sur la base de 700 points.
 
Quid des équipes qui fonctionnent « sans notes » ?
 
Pour le SE-Unsa, la solution choisie n’est pas idéale.
Elle est complexe et ne tient pas compte des équipes qui ont choisi une évaluation non-chiffrée. Néanmoins, nous avons au final soutenu ce compromis, largement préférable au retour en arrière revendiqué par le Snes. Les équipes qui fonctionnent « sans notes » devront transformer le niveau de maîtrise des compétences par un indicateur chiffré global, reflétant au mieux le niveau de maîtrise des élèves. De fait, la démarche est très proche de celle mise en œuvre pour positionner les élèves sur les domaines et composantes du socle, et la transformation de ces positionnements en un score pour Affelnet.
Pour le SE-Unsa, les équipes devraient pouvoir s’y référer et être accompagnées par les IPR dans cette démarche si elles en éprouvent le besoin.
 
Nous revendiquons, à terme, le remplacement du DNB et de ses épreuves par un brevet du socle commun, attestation du niveau de maîtrise des différentes composantes du socle, dans une logique interdisciplinaire et une vision plus globale des apprentissages des élèves.
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