Début de carrière et loi de finances 2020

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Le projet de loi de finances 2020 est hélas sans surprise et envoie de mauvais signaux pour l'entrée dans le métier, entre une nouvelle baisse du nombre de postes offerts aux concours et une mise en place de la préprofessionnalisation qui ne correspond pas aux objectifs annoncés.
 
Les places aux concours
 
Avec la présentation du projet de loi de finances 2020, on ne peut que constater et déplorer que l’érosion progressive des postes offerts aux concours d’accès à l’enseignement dans le public et dans le privé continue.
 
En seulement deux ans, entre 2018 et 2020, ce sont 1640 postes qui ont disparu des écrans radar.
 
Une répartition plus précise par corps et par concours viendra plus tard dans l’année mais on peut d'ores et déjà dire qu'en baissant le nombre de places aux concours, le ministre sait qu’il diminuera inéluctablement le nombre d’inscrits aux concours.
 
À l’heure où l’attractivité de nos métiers fait de plus en plus défaut, le SE-Unsa ne peut que s’ériger contre cette situation des plus alarmantes et réaffirmer son opposition la plus totale à cette diminution. A fortiori, lorsqu’à grands coups d’annonces, le ministre prône  « un engagement fort du gouvernement en faveur de l’Éducation ».
 
 
La pré-professionnalisation
 
Le point positif de ces annonces pour les futurs entrants dans le métier est l’enveloppe allouée au financement de la pré-professionnalisation, dispostif que nous soutenons. Elle devrait être abondée pour atteindre les 3000 étudiants supplémentaires pour la future rentrée scolaire. On en attendait 1500 cette année et, même si nous n’avons à ce jour pas de chiffres exacts, on peut dire que l’objectif n’est pas atteint.
 

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