Épreuves de spécialité : le SE-Unsa agit pour obtenir des aménagements

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Le calendrier des épreuves terminales du baccalauréat 2021 a été présenté par le ministre sans concertation avec les organisations syndicales. Le SE-Unsa refuse que l’organisation des nouvelles épreuves de spécialité prévues mi-mars se traduise par une charge de travail supplémentaire sans aucune prise en compte. Il demande que le calendrier soit revu pour tenir compte du caractère exceptionnel de cette année scolaire. 
 
Le 1er octobre, le SE-Unsa s’était déjà positionné contre un calendrier des épreuves du baccalauréat qui posait des problèmes organisationnels et pédagogiques. Nous avions réclamé du temps libéré pour la correction et des programmes adaptés pour des épreuves de spécialité passées fin mars. (lire en fin d’article)
 
 
L’organisation des épreuves de spécialité
 
Pour tenir en trois jours, le ministère a fait le choix d’organiser toutes les épreuves d’EDS (sauf Arts qui sera le 15 et LLCER le 16, ainsi que les EDS plus « rares » le 17) les 15 et 16 mars avec un sujet différent chaque jour. C’est une solution techniquement acceptable mais qui pose quelques problèmes d’acceptabilité et de gestion des mécontentements pour les enseignants qui se retrouveront avec des élèves ayant composé sur des sujets différents dans leurs groupes d’élèves ; 
 
L’organisation pratique de ces épreuves va s’affiner : passage l’après-midi (pour prendre en compte les académies des Antilles), commission d’entente en amont et commission d’harmonisation après les épreuves, prise en compte des absences justifiées dans Parcoursup, dématérialisation des copies…
 
 
Les corrections
 
Une réunion avec la Direction générale de l’enseignement scolaire nous a permis de revenir à la charge pour faire valoir le temps de correction nécessité par ces épreuves, dans une situation différente des épreuves terminales d’avant la réforme où les enseignants étaient libérés de cours. La solution avancée par le ministère - qui souhaite maintenir les établissements ouverts sauf les 15 et 16 mars - de laisser 3 semaines de correction et de réduire le nombre de copies à 35 n’est pas acceptable. Nous exigeons un temps reconnu de correction et donc la libération des correcteurs de tout ou partie de leurs cours dans la période du 15 au 27 mars. Pour l’instant, le ministère ne serait prêt à libérer les correcteurs que pour les commissions d’entente et d’harmonisation. Il confierait aux établissements le soin de réorganiser les emplois du temps pour assurer au maximum l’accueil de tous les élèves et plus particulièrement des élèves de seconde et de première. Cela signifierait que les correcteurs ne seraient pas tous traités de la même façon.
 
La correction des copies se fera sur la base de la rémunération prévue pour les épreuves terminales. Une note de service devrait bientôt être publiée tout comme une Faq après les vacances de la Toussaint (et une autre sur Parcoursup).
 
 
Ne pas en rester là
 
Avec plusieurs autres organisations syndicales, le SE-Unsa a écrit un courrier au ministre pour demander, au vu de la situation exceptionnelle de cette année, l’annulation de la première session des évaluations communes prévues pour début 2021, des adaptations des programmes et le déplacement des épreuves de spécialité en juin.
 
 
Les épreuves terminales en juin
 
Pour le SE-Unsa, les cours ne peuvent continuer à se dérouler dans les établissements à partir du 16 juin, avec plusieurs épreuves à organiser en même temps. Les enseignants seraient de toute manière mobilisés par les jurys et les emplois du temps clairsemés.
 
La charge de travail des professeurs de lettres et de philosophie qui vont être concernés, en juin, à la fois par l’épreuve sur la 3e spécialité abandonnée, l’épreuve écrite, l’épreuve orale, et le grand oral, doit aussi être prise en compte.
 
L’épreuve orale finale du baccalauréat est maintenant fixée mais comment est-elle préparée ? Peu de choses émergent à l’échelle locale, malgré les promesses d’un plan de formation pour les enseignants. Le SE-Unsa s’était déjà positionné sur cette épreuve (lire en fin d’article).
 
 
En conclusion, le SE- Unsa continue à agir pour que la réforme du lycée et du bac n’alourdisse pas les conditions de travail des enseignants. La réforme doit être utile à mieux préparer les élèves à réussir dans l’enseignement supérieur, cela nécessite des moyens humains pour les accompagner. Ce n’est pas ce qui est prévu avec le budget 2021 et 1 800 suppressions de postes dans le second degré alors que les effectifs ont augmenté.
 
 
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