Indemnité de rentrée pour les directeurs : l’exception doit devenir la règle

| popularité : 4%

Lors de sa conférence de presse de rentrée, le ministre avait annoncé une prime de 450 € pour les directrices et directeurs d’école afin de « tenir compte de leur investissement exceptionnel pendant la crise Covid ». Or, l’indemnité prévue ne concernera finalement que les collègues en fonction à la rentrée 2020. Pour le SE-Unsa, cette mesure est bienvenue mais elle ne répond pas à l’objectif initial et reste insuffisante.

Le projet de décret créant une indemnité de responsabilité aux directeurs d’école pour la rentrée 2020 a été présenté en Comité technique ministériel le 15 septembre pour les seuls directeurs en poste au 1er septembre 2020.
 
Le SE-Unsa exigeant
 
La création de cette nouvelle indemnité doit répondre à l’objectif initial. Par conséquent, il est impératif que les directeurs et directrices en poste en 2019/2020 et qui ne le seraient plus à la rentrée 2020 (départ en retraite, changement de poste…) puissent en bénéficier.
 
Par ailleurs, le SE-Unsa a demandé un élargissement du champ des bénéficiaires de cette indemnité pour :
  • les conseillers pédagogiques ;
  • les directeurs adjoints chargés de Segpa ;
  • les directeurs délégués aux formations professionnelles et technologiques.
Enfin, le SE-Unsa a obtenu que la période prise en compte pour l’attribution de la prime corresponde à l’exercice sur tout le mois de septembre et si deux directeurs différents exercent les fonctions sur le même poste au cours du mois de septembre, ils percevront chacun la totalité de la somme (450 €). 
 
L’avis du SE-Unsa 
 
Le SE-Unsa dénonce les couacs de la communication ministérielle qui, si le tir n’est pas rectifié, vont une nouvelle fois apporter de la déception, comme cela a été le cas au printemps dernier lors du versement de la prime Covid.
 
Pour le SE-Unsa, cette indemnité ne doit pas être exceptionnelle au prétexte d’être induite par la gestion difficile de la crise sanitaire. Elle doit être reconduite chaque année pour reconnaître la surcharge de travail des directrices et directeurs d’école lors de la rentrée scolaire. 
 
Cette indemnité n’est toutefois que l’une des mesures urgentes et concrètes nécessaires à l’amélioration des conditions d’exercice des directrices et directeurs. 
Si le chemin est encore long, le SE-Unsa est déterminé à obtenir sans attendre d’autres avancées.