Nouveau cadre sanitaire : précisions, conseils et outil du SE-Unsa

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Annoncé par le ministre Blanquer, le protocole sanitaire en vigueur à la reprise du 2 novembre a été publié jeudi 29 octobre. Entre nouveautés, imprécisions et absence d’arbitrages, le SE-Unsa continue d’alerter le ministère sur la mise sous tension extrême de la profession.
 
Soucieux de permettre à chacun de poursuivre nos missions essentielles auprès de nos élèves, le SE-Unsa vous accompagne, vous conseille et vous outille.
 
Protocole en vigueur dès le 2 novembre
 
Au-delà du renforcement des consignes sanitaires, un point du protocole est à souligner « Si la situation sanitaire locale le justifie ou si un établissement au regard de sa taille et de son organisation n’est pas en mesure de respecter les règles posées par le présent protocole, un enseignement à distance pourra être partiellement mis en œuvre, avec l’accord et l’appui du rectorat  ».
Ainsi, la souplesse évoquée par le ministre quant à l’organisation d’un enseignement en distanciel ne concerne pas que le seul lycée.

Le protocole prévoit également que le non-brassage des groupes soit pleinement opérationnel au 9 novembre. Cette mesure, la plus contraignante à mettre en oeuvre, n’a donc aucune obligation à être appliquée dès le lundi 2 novembre matin.

La foire aux questions (FAQ) et les fiches thématiques disponibles sur le site du ministère devraient être mises à jour dans le courant de la semaine du 2 novembre.
 
Spécifiquement aux territoires ultra-marins non soumis aux nouvelles dispositions sanitaires issues du décret du 29 octobre 2020, le SE-Unsa a demandé au ministère que soit confirmée l’application du nouveau protocole des écoles/établissements aux seuls départements de métropole et de Martinique. 
 
Afin d’aider la profession à s’approprier ce nouveau cadre sanitaire (pour lequel les nouveautés n’ont pas explicitement été indiquées !), le SE-Unsa met à disposition une fiche pratique.
À partager par voie numérique ou à afficher dans les écoles/établissements, elle permet de vérifier rapidement les consignes à respecter en matière de port du masque, distanciation, brassage,… que l’on soit en école maternelle ou élémentaire, en collège ou en lycée.
 
 
Attestation pour se rendre sur son lieu de travail
 
Le SE-Unsa a alerté le ministère sur la nécessité de déterminer quelle autorité devait délivrer le justificatif de déplacement professionnel pour se rendre sur son lieu d’exercice que l’on soit stagiaire, titulaire ou contractuel.
Des pistes de réflexions sont en cours côté employeur, mais rien n’a été arrêté et aucune consigne n’a été donnée.
 
Si directeurs et chefs d’établissements n’ont souvent pas attendu pour s’organiser et délivrer les attestations à leurs collègues afin de ne mettre personne en difficulté, le SE-Unsa regrette qu’une fois de plus, des solutions simples, numériques n’aient pas été anticipées. Elles auraient évité d’ajouter pression et charge de travail là où la courte pause automnale avait déjà été bien mise à mal.
 
 
Personnels vulnérables
 
Le SE-Unsa a également questionné le ministère quant à la mise à jour de la circulaire relative aux personnels vulnérables au regard de la circulaire de la ministre de la transformation et de la fonction publiques du 29 octobre 2020.
Cette dernière précise la situation des personnes qui peuvent être placées en autorisation spéciale d’absence (Asa) si le télétravail n’est pas possible :
  • les personnes identifiées comme cas contact à risque ;
  • les personnes considérées comme vulnérables. Il est à préciser qu’il n’est plus fait de différence entre les personnes vulnérables ;
  • le parent devant assurer la garde de son enfant si la crèche, l’école ou le collège ne peuvent l’accueillir où lorsque l’enfant est considéré comme cas contact à risque.
Pour le SE-Unsa, le ministère doit entre autres préciser si les personnels doivent faire eux-mêmes la demande d’être reconnus « personnels vulnérables ».
 
Le ministère répond être encore en attente d’un arbitrage interministériel pour valider l’utilisation de la liste des personnels vulnérables en vigueur en mai.
 
À ce jour, et en l’absence de consignes, il parait évident pour le SE-Unsa que les personnels concernés ne se rendent pas sur leur école/établissement et en informent leur hiérarchie.