Plus de moyens pour le suivi des élèves

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Le suivi individuel et collectif des élèves constitue le cœur du métier de CPE. La nouvelle circulaire de missions y consacre à juste titre un chapitre spécifique.

Lorsqu’on interroge les collègues sur ce qui les a motivés à choisir ce métier, ils avancent massivement les arguments liés à l’accompagnement éducatif et pédagogique des élèves.

L’expertise des CPE
Elle est précieuse dans le repérage des difficultés, l’analyse des situations et l’élaboration de pistes de remédiations.
Grâce aux entretiens individuels qu’ils mènent avec les élèves et les familles, ils créent une relation de confiance qui a fait ses preuves.
En contact permanent avec les enseignants et l’équipe médico-sociale, les CPE participent régulièrement aux réunions de suivi et synthétisent les informations dont ils disposent.
Membre du conseil de classe, les CPE disposent d’une connaissance fine des élèves (absentéisme, engagements citoyens, signes de décrochage…) qui permettent souvent d’élargir les débats.

Des animateurs de prévention
Ils coordonnent des actions et des projets dans le cadre du CESC qui contribuent à la sécurisation et au bien-être des élèves.
Le suivi des élèves prend tout son sens aussi dans le cadre de l’internat où les personnels d’éducation sont sollicités pour former les AED à l’accompagnement pédagogique et éducatif.
 
Un manque de moyens
Seulement voilà, pour mener à bien toutes ces tâches, le nombre de postes de CPE est loin d’être suffisant. Les collègues s’adaptent au contexte et font avec les « moyens du bord ».
Ils sont nombreux à être traversés par un sentiment d’isolement professionnel et/ou de culpabilité.
Ils s’épuisent à la tâche et font le maximum pour compenser le manque criant de postes dans l’intérêt des élèves et des établissements.

Pour le SE-Unsa, cette situation est inacceptable !
 
L’institution doit prendre ses responsabilités et donner les moyens nécessaires à un suivi qualitatif des élèves.
La charge de travail générée par la gestion de la vie scolaire doit être reconnue, notamment par une augmentation significative des dotations de CPE et d’AED.

Le SE-Unsa revendique un CPE minimum par établissement et la création d’un poste supplémentaire à partir du seuil de 400 élèves selon les caractéristiques de l’établissement.
Le SE-Unsa demande également un poste de CPE supplémentaire dans les établissements de l’éducation prioritaire ou disposant d’un internat.