Prime exceptionnelle : jusqu’à 1000 euros pour les personnels de l’Éducation nationale

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Sans concertation préalable, Olivier Dussopt a annoncé mardi 14 avril aux organisations syndicales qu’une prime exceptionnelle de « surcroît d’activité » serait versée aux agents publics impliqués dans la crise. Cette annonce a été depuis confirmée dans les médias par Gérald Darmanin.
 
Cette prime, d’un montant de 1000 euros maximum, sera modulable, selon des critères non définis à ce jour. Elle sera aussi défiscalisée et exonérée de cotisations sociales.
 
Elle concernerait les titulaires et les contractuels. Les agents en autorisation d’absence seraient exclus, les agents en télétravail pourraient la percevoir. L’exemple de la participation à la garde des enfants de soignants a été donné.
 
 
L’avis du SE-Unsa
 
Pour le SE-Unsa, il était souhaitable et il est normal que le surcroît de travail des personnels dans cette crise donne lieu à une reconnaissance financière. Le SE-Unsa regrette l’absence de concertation préalable. Il faut que des discussions s‘enclenchent au ministère de l’Éducation nationale pour définir les critères d’éligibilité.
Alors qu’il est essentiel de reconnaître l’engagement des agents, sur le terrain et à distance, le SE-Unsa met en garde sur les risques d’une répartition inéquitable de cette prime entre les personnels qui pourrait induire de la division et de l’amertume quand toute la société a besoin d’unité.
Par ailleurs, cette prime ne saurait faire oublier nos revendications pour une revalorisation équitable pour tou·tes les enseignant·es, CPE et PsyEN.