TZR : Confinement et déconfinement, les oubliés de la « continuité pédagogique »

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Le cadre réglementaire des TZR est assez succint : une note de service de 1999 précise leurs missions, un décret fait le point sur le cadre de l’Indemnité de sujétion spéciale de remplacement (ISSR) depuis 1989 et d’autres textes réglementaires encadrent les frais de déplacements et les frais de repas depuis 2006. Pour le reste, leur accompagnement et leur gestion sont assurés à l’échelle académique. Dans une situation de crise telle que celle que nous avons vécu dernièrement, quelle situation pour les professeurs remplaçants ? Le SE-Unsa fait le point.
 
 
Pour les TZR, le travail continue !
 
Les établissements ont fermé leurs portes à la mi-mars, mais les TZR, à l’instar de tous les autres enseignants, se sont massivement investis dans l’enseignement à distance, le suivi des élèves, et la recherche de solutions pour maintenir une continuité pédagogique.
 
Le SE-Unsa est intervenu auprès du ministère pour demander des consignes aux rectorats pour maintenir le versement des ISSR dans cette période de crise. Cette indemnité, qui compense les contraintes particulières de la fonction de remplaçant, n’avait pas à être remise en cause ! La capacité d’adaptation des TZR ne doit pas être l’occasion, à l’occasion de la réouverture des établissements, de dégrader leurs conditions de travail.
 
 
La protection des personnels, TZR y compris
 
Alors que les établissements rouvrent, une attention particulière doit être portée sur les personnels remplaçants (y compris pour les personnels en service partagé) : l’articulation présentiel/distanciel va être difficile à organiser dans les semaines à venir, c’est aux chefs d’établissements de prendre contact entre eux dans le cadre des bassins territoriaux, et non aux personnels d’être ballottés entre des demandes contradictoires.
 
La protection des personnels et des élèves implique de limiter les déplacements, des solutions doivent pouvoir être trouvées pour concentrer la présence d’un personnel dans un seul établissement. Il faut dès lors clairement établir le principe d’un seul lieu d’exercice pour tous nos collègues TZR afin de leur permettre de travailler sereinement et dans le respect du protocole sanitaire national.
 
 
Pour le SE-Unsa, de nombreuses mesures doivent être prises pour améliorer la situation des TZR  : un meilleur accompagnement des affectations avec un kit d’accueil dans chaque établissement, des fonds spéciaux pour les projets, et surtout la distinction entre une part fixe de l’ISSR pour la fonction de TZR, et une part modulable liée à l’effectivité des déplacements. Les contraintes liées à cette fonction doivent être davantage reconnues et valorisées dans les opérations de carrière et de mutation.

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