Vie scolaire : une rentrée sous tension

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En cette nouvelle rentrée sous Covid, les vies scolaires sont encore et toujours sursollicitées, leurs conditions de travail ne se sont guère améliorées malgré les nombreuses alertes lancées l’an dernier, et, de surcroît, le recrutement d’AED est difficile.
 
 
Des vies scolaires sursollicitées
 
Depuis le début de la crise sanitaire, les vies scolaires sont mises à rude épreuve. Cette rentrée ne fait pas exception. Tout d’abord, la mise à jour de la FAQ concernant le protocole sanitaire est parue le 1er septembre… Avec une mise en application pour le lendemain bien sûr. Ensuite, les AED sont sollicités pour accompagner les élèves qui se rendent dans les centres de vaccination lorsque l’établissement organise le déplacement. Le ministre a promis 800 postes d’AED pour effectuer cette mission mais sur le terrain on ne les voit pas. 
 
 
Des conditions de travail dégradées 
 
L’an dernier, malgré les mobilisations multiples et les remontées de conditions de travail dégradées de ces personnels, le ministère a ignoré leur situation alarmante et l’impact sur leur santé. Épuisés en fin d’année dernière, les vies scolaires auraient nécessité une reconnaissance financière de leur engagement dans la gestion de la crise sanitaire et davantage de moyens humains à cette rentrée. Sans ces moyens indispensables et un minimum de reconnaissance, le métier ne fait plus rêver. 
 
 
Un recrutement d’AED difficile 
 
En effet, un autre problème de taille s’ajoute cette rentrée-ci : les CPE peinent à recruter des AED. Dans certains établissements, on a compté des démissions à quelques jours de la rentrée, voire même la veille. De plus, il n’y a pas pléthore de candidats. Les CPE soulignent non seulement le manque de candidatures, mais aussi des CV ne mentionnant que peu des compétences requises pour les missions à effectuer. 
 
 
L’avis du SE-Unsa
 
L’amélioration des conditions d’exercice des vies scolaires passe notamment par l’amélioration du statut d’AED. Pour le SE-Unsa il est urgent de repenser leur métier. Ces personnels doivent pouvoir obtenir les mêmes garanties que tous les autres contractuels.
 
Le SE-Unsa revendique pour les AED :
> 400 heures de crédit de formation au lieu de 200 heures actuellement pour les étudiants
> la CDIsation possible au bout de 6 ans pour les volontaires
> le recrutement de brigades de remplaçants par bassin
> l’octroi de la prime Rep/Rep+