Réforme du lycée professionnel : vous avez dit non, et après ?

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Mardi 18 octobre, à l’appel de l’intersyndicale les personnels de la voie professionnelle se sont massivement mobilisés dans la rue. 3 000 personnes se sont rassemblées à Paris. Le SE-Unsa, sur tous les territoires, a fièrement œuvré pour réussir cette journée.
 
Le bilan
 
Le pourcentage officiel pour la journée du 18 octobre annonçant 23 % de grévistes dans les LP/ Sep. Comme vous le savez certainement le calcul de ce pourcentage se fait par rapport à l’effectif total de l’établissement et non sur l’effectif attendu de la journée et il a été arrêté à 10h. Dans la réalité bon nombre d’académies ont dépassé les 50 % de grévistes dans la voie professionnelle.

Au sein de délégations, le SE-Unsa a été reçue par des recteurs/rectrices.

Au fil des échanges, la question de l’annualisation des horaires des enseignants est ressortie : rien de rassurant pour notre statut.

 
Et après ?
 
L’intersyndicale s’est réunie mercredi 19 octobre pour faire le point et pour envisager la poursuite de l’action et maintenir la pression sur le gouvernement. 

Vendredi 21 octobre, l’UNSA participera à une réunion où Marc Foucault, inspecteur général en charge du comité de suivi, fera un bilan de la transformation de la voie professionnelle. Le SE-Unsa demande le maintien de ce comité.
Pour le SE-Unsa, le comité est le lieu pour revoir des points de la réforme de 2018 :
  • suppression la famille des métiers en classe de seconde ;
  • suppression du chef d’œuvre sous la forme actuelle ;
  • ajustements et améliorations de pratiques pour la cointervention afin que les collègues n’aient pas le sentiment d’avoir perdu des heures d’enseignement.
 
La ministre déléguée Carole Grandjean, chargée de l’enseignement et de la formation professionnelle, profitera de cette journée pour installer 4 groupes de travail nationaux :
  • GT1 : Comment réduire le nombre de décrocheurs ?
  • GT2 : Comment mieux préparer les poursuites d’études supérieures requises pour certains métiers ?
  • GT3 : Comment améliorer le taux d’accès à l’emploi après le diplôme ?
  • GT4 : Comment donner des marges de manœuvre aux établissements tout en veillant au caractère national des diplômes .
Lors de la nomination de la ministre, au SE-Unsa, nous n’avions pas été naïfs et nous savions bien que les annonces sur le lycée professionnel du candidat Macron seraient un axe fort de son quinquennat.
 
C’est pour cela que le SE-Unsa exige en préambule de la tenue de ces groupes de travail :
  • de revoir les points qui ne fonctionnent pas dans la réforme de 2018 en prolongeant le comité de suivi ;
  • d’avoir l’assurance qu’ils permettront un vrai espace de dialogue et de négociation pour améliorer les conditions de travail des enseignants, des élèves et l’image de nos LP ;
  • que l’on parle d’amélioration de l’existant et non de nouvelle réforme.
 
Nos lignes rouges seront :
  • de toucher au statut de PLP et en particulier en introduisant l’annualisation de nos horaires ;
  • une diminution du temps de formation de nos élèves ;
  • la disparition de disciplines jugées non fondamentales.
 
Au lendemain de notre mobilisation, Mme Grandjean a tweeté en parlant de la réforme Nous la portons avec les acteurs, sans qu’elle soit préalablement rédigée. Le SE-Unsa est un acteur du monde de l’éducation et nous lui disons Chiche ! Au SE-Unsa, nous avons des propositions à faire tout en défendant notre statut et une formation de qualité pour nos élèves.
 
Lire les propositions du SE-Unsa pour la voie professionnelle : https://enseignants.se-unsa.org/Reforme-de-la-voie-professionnelle-les-propositions-du-SE-Unsa