Continuité pédagogique en EPS : mutualisation, inventivité et bon sens !

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La continuité pédagogique en EPS lorsque chaque élève est confiné chez lui, réduisant drastiquement le nombre d’activités physiques, sportives et artistiques composantes habituelles de la discipline, c’est tout un défi !
Mais c’est un défi dont l’ambition première doit être de viser lucidement l’indispensable équilibre physique et psychologique des élèves, en bref permettre à chacun de bénéficier dans ce contexte très particulier de l’intérêt majeur de l’EPS.
 
 
Dès la semaine dernière, des instructions ont été adressées aux IPR d’EPS fixant une contribution de la discipline autour de trois principes : un emploi du temps équilibré pour l’élève, un entretien physique basé sur une pratique accessible à tous et une possibilité d’autorégulation de son activité.

Ces instructions ont vu leur mise en œuvre progressive, plus ou moins rapidement selon les territoires. Les outils mis à disposition des équipes d’EPS ont souvent été issus d’une mutualisation entre différentes académies et ont permis la création ce lundi de deux pages nationales dédiées sur Eduscol :
 
 
Des séquences les plus basiques aux plus sophistiquées, chaque enseignant peut y trouver un contenu qui lui correspond, à la fois dans son identité professionnelle, comme dans la diversité des situations des élèves qu’il a en charge.
 
De façon complémentaire, les enseignants d’EPS, soucieux de maintenir avec leurs élèves le lien privilégié qui les caractérise très souvent, mettent à profit leur créativité, leur expertise, y compris leur travail d’équipe à distance, pour offrir aux élèves la possibilité de découvrir ou redécouvrir une autre façon de pratiquer l’activité, de chercher un équilibre quotidien, de prendre soin de soi mais aussi de ne pas rester isolé.
 
Le SE-Unsa, très présent sur ce dossier, souligne de façon très positive cette mutualisation et l’inventivité de chacun créant un ensemble d’outils diversifiés et adaptables pour tous.
Le SE-Unsa salue également la réactivité de l’inspection générale et de l’ensemble des IA-IPR, qui ont fixé à l’ensemble de la profession un cadre à la fois ouvert et modulable.
 

Question sécurité ?
 
Si certains collègues se questionnent de façon légitime sur la sécurité de l’activité à la maison et par conséquent sur leur part de responsabilité, rassurons-nous : il y a bien plus de responsabilité pédagogique à ne pas se soucier de la santé de nos élèves que de responsabilité juridique.
D’une part, la continuité pédagogique permet toujours de donner les mêmes consignes de sécurité qu’en cours d’EPS, même si ces dernières nécessitent sans doute plus de précision car non vérifiables (préparation du corps, positions correctes à adopter, mouvements à éviter, retour au repos, ...).
D’autre part, la quasi-impossibilité de sortir de chez soi limite le type d'activité et donc les risques.
Le SE-Unsa attire cependant l’attention des enseignants qui utilisent leur propre support vidéo. Si ce dernier est un moyen très utile pour montrer les bonnes gestuelles et éviter toute blessure, il nécessite d’être vigilant sur la protection de sa propre image.
 

Question bac ?
 
 
Les modalités de certification en EPS dans le cadre des examens nationaux (Bac GT, Bac pro) permettant à chaque élève d’être noté sur deux épreuves au lieu de trois en cas de circonstances exceptionnelles (cf. circulaire du 16 avril 2015), la note au bac sera garantie et conforme à la réglementation (sauf cas où les deux premiers CCF n’ont pu être organisés).
Concernant l’organisation des options facultatives ponctuelles pour laquelle la réponse officielle est attendue (relire notre article), il est conseillé, a minima, leur report.
 
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