« Quand je serai grand·e, je serai prof. Ou pas »

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Le métier d’enseignant attire de moins en moins comme en témoigne la diminution du nombre des inscriptions aux concours 2020.
 
Si le nombre total d’inscrits reste largement supérieur aux nombres de places aux concours, le détail par discipline dans le second degré et par territoire dans le premier degré nécessite des réponses rapides. En effet, les déficits actuels de professeurs de mathématiques, physique-chimie, allemand, lettres classiques, de certaines disciplines en lycée professionnels et de professeurs des écoles dans les académies de Créteil, Versailles, Guyane et Amiens notamment vont encore s’aggraver.
 
Comment expliquer ce désintérêt pour le métier d’enseignant ?
 
Les causes sont multiples et il faut agir sur chacune d’elles. En premier lieu, les étudiants sont découragés par le retour des diminutions des places aux concours. A cela s’ajoutent les réformes successives de la formation des enseignants qui font perdre en confiance et en lisibilité. Enfin et surtout, les difficultés vécues à l’entrée dans le métier, la complexification du quotidien, la faiblesse des rémunérations, en particulier sur la première moitié de carrière, et les problèmes chroniques de mobilité géographique sont connus de l’opinion publique. Les lycéens et les étudiants sécurisent leur avenir et leur projet de vie en faisant d’autres choix.
 
Selon les résultats du baromètre Unsa-Education 2019, seuls 21% (contre 29% en 2018) des enseignants conseilleraient leur métier à un jeune de leur entourage contre 72% qui ne le conseilleraient pas.
 
Baisse de l’attractivité, moral en berne des personnels, pour le SE-Unsa, cette situation doit être prise très au sérieux par le gouvernement et sa majorité qui ont la mission de préparer l’avenir du pays. Il est urgent de redonner envie d’être prof.
 
 
Paris, le 26 novembre 2019
Stéphane Crochet
Secrétaire Général
 
Attachée de presse :
Brigitte Biardoux
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