Haro sur la Segpa !

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Le phénomène a tendance à s’amplifier : de nombreuses académies rabotent sur les heures d’atelier en Segpa. Qu’en est-il ?


Janvier, mois des vœux mais surtout des DHG

La facture est salée pour le second degré qui fait les frais de la politique drastique d’économies budgétaires. Comme toujours, les académies gèrent la pénurie.

Dans ce tableau peu réjouissant, les Segpa font office de variable d’ajustement.

En effet, les dotations sont à la baisse. Certes, le cadre horaire légal est respecté mais l’usage qui voulait que l’on dédouble les heures d’atelier semble devenir l’exception. Même si les textes ne le précisent pas, pour des collègues qui accueillent des élèves en grande difficulté scolaire c'est une disposition juste.

À l’heure où la charge de travail des personnels s’alourdit et où les injonctions sont toujours plus nombreuses, le SE-Unsa exige un traitement respectueux des enseignants.

Cela passe par une amélioration de leurs conditions de travail.

Compléments de service, voire suppressions de postes sont donc à redouter un peu partout.

Les établissements essaient de colmater les brèches sur leurs faibles marges. Les rectorats doivent les aider à soutenir ces structures indispensables que sont les Segpa. On ne peut se satisfaire d’une application froide des textes quand la réalité du terrain renvoie à des situations souvent difficiles où tous les acteurs sont fragilisés.

Le SE-Unsa revendique des dotations abondées qui tiennent compte des dédoublements en atelier quand les effectifs l’imposent.
L’école inclusive n’est pas une simple formule. Elle met en jeu des enseignants particulièrement investis dans leurs missions et des élèves à besoins éducatifs particuliers.