Journée internationale du sport féminin : de belles perfs !

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La 7e édition de la journée internationale du sport féminin aura lieu le 24 janvier prochain. Impulsée en 2014 par le Conseil supérieur de l’audiovisuel et organisée en collaboration avec le CNOSF1, cette journée a pour but de sensibiliser à l'insuffisante médiatisation du sport féminin.
 
Plus largement, c’est la place du sport féminin dans notre société qui est interrogée sous toutes ses formes et à tous les niveaux. L’amplification de cette journée symbolique contribue à interpeler et sensibiliser l’ensemble de la société sur cette forme de discrimination, mais elle ne peut à elle seule faire évoluer la place du sport féminin et doit être accompagnée de politiques volontaristes car on ne déconstruit pas en quelques années une représentation ancrée depuis des siècles.
 
 
2019 : une année déterminante
 
Des inégalités importantes sont encore à souligner pour être toujours mieux gommées, mais on peut noter une belle évolution ces dernières années. Si depuis le début de l’initiative, le temps d’antenne consacré au sport féminin est passé de 7% (2012) à 16% (2016), 2019 aura également été une année déterminante en faveur de la promotion du sport féminin.
 
En 2019, les meilleures audiences à la télévision française ont été réalisées par des compétitions féminines. La Coupe du monde féminine de football organisée en France a rassemblé 10 millions de téléspectateurs à l’occasion des matches stratégiques des Françaises et a occupé les trois marches du podium.
 
Si on avait reconnu depuis longtemps au football un rôle social et culturel essentiel, on peut lui reconnaitre aujourd’hui d’être un levier déterminant dans la valorisation du sport féminin. Cette évolution indispensable devra désormais s’exprimer dans des sports de plus en plus nombreux.
 
 
Et au-delà des médias ?
 
D’autres évolutions sont notables.
Le marché du sport et ses métiers se féminisent depuis quelques années. Plus d’un tiers des diplômes liés au monde du sport sont obtenus par des femmes et ce chiffre est en croissance. Dans le monde professionnel, les femmes accèdent petit à petit à des fonctions dans les instances dirigeantes et dans les bureaux des fédérations sportives. La fonction de cadre technique est également de plus en plus prisée par les femmes.
 
Les fédérations du sport scolaire, Usep pour les écoles et UNSS pour les collèges et lycées, et l’École de façon plus large, jouent également un rôle essentiel. Éviter la reproduction de certaines représentations, c’est avant tout sensibiliser dès le plus jeune âge.
 
Dès la maternelle, les activités mixtes, l’accent mis sur le plaisir de jouer et bouger ensemble… participe à donner une place égale aux filles et aux garçons dans la pratique sportive.
Le passage dans le second degré marque une rupture entre pratique masculine et pratique féminine, qui s’accentue lourdement au lycée. C’est pourquoi l’UNSS priorise depuis maintenant plusieurs années la place des filles à travers différents dispositifs (développement de la multi activités, commission locale Filles, sport et mixité, …) et évènements phares (La Lycéenne depuis 2017, La Mahoraise depuis 2018, …).
 
 
Continuons collectivement d’user des nombreuses marges de progrès…
 
 
Comité national olympique et sportif français
 

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