Mobilité géographique : le SE-Unsa dénonce les blocages et veut des améliorations !

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La concertation annoncée par le ministre pour définir, activer les leviers de l’attractivité des métiers de l’Éducation nationale et revaloriser ces derniers a débuté par une phase préparatoire en octobre 2022. Un des axes porte sur l’affectation et la mobilité géographique.
Le SE-Unsa y a dénoncé une mobilité fortement dégradée ces dernières années et quasi sclérosée pour certains corps et/ou territoires et a exigé que des mesures soient discutées et prises au plus vite.
 
 
Un levier majeur pour rester attractif
 
L’un des freins les plus fréquemment cités au choix de passer un concours d’enseignant, CPE ou PsyEN ou de poursuivre le métier est celui de la mobilité géographique.
Entrée plus tardive dans la profession, coût exponentiel du logement et des transports (…) qui génèrent une mobilité moins libre pour les personnels : ceux-ci se trouvent paradoxalement confrontés à des possibilités de mobilité de moins en moins nombreuses.
Si le ministère veut réussir son pari de recruter à nouveau davantage, de donner envie, il ne peut et ne doit négliger le paramètre de la mobilité géographique et il doit entendre les analyses et propositions que le SE-Unsa lui fait en se basant sur une réalité objective et sur son expertise de l’accompagnement des collègues chaque année.
 
 
Des données précises à l’appui
 
Le ministère le consent : les taux de satisfaction de la mobilité géographique sont en déclin depuis plusieurs années maintenant, notamment pour les professeurs des écoles de certains territoires et une partie des corps du 2d degré. Des constats sont évidents et partagés.
Pour les professeurs des écoles, le mouvement est devenu totalement bloqué en partance de l’Île-de-France vers la côte atlantique, et plus particulièrement la Bretagne. Mais d’autres territoires connaissent aussi des fortes demandes de sortie en raison de conditions d’exercice difficiles et/ou de conditions de vie dégradées.
Pour les enseignants du 2d degré, CPE et PsyEN, les constats sont hétérogènes en raison de volumes de personnels très différents selon les corps, mais globalement, les entrants dans le métier majoritairement affectés en Île-de-France regrettent de n’avoir aucune visibilité sur le moment où ils pourront être affectés dans d’autres territoires, et cela de façon encore plus marquée pour des corps plus spécialisés comme les PLP.
 
 
Les demandes du SE-Unsa
 
Parce que la concertation qui débutera en janvier 2023 se devra d’être la plus utile possible, le SE-Unsa a rappelé ses exigences de ces dernières années quant à la nécessité de :
  • faire évoluer les barèmes pour les mettre plus en phase avec la réalité des vies des personnels d’aujourd’hui, en se basant sur des simulations pluriannuelles pour ne pas créer de déséquilibre entre des situations de personnels ;
     
  • permettre à chaque collègue qui entre dans le métier une meilleure projection sur ses premières années en valorisant mieux l’affectation sur certains territoires de plus en plus « fuis » ;
     
  • augmenter les enveloppes d’accompagnement au coût de la vie élevé sur certains territoires ;
     
  • améliorer la mobilité vers les territoires d’outre-mer pour les personnels et leurs familles qui y sont nés et/ou y ont construit leur vie.
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