Oral de rattrapage : pour le SE-Unsa, c’est non !

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Lors du Conseil supérieur de l’Enseignement du 15 septembre, le SE-Unsa n’a pas voté la proposition du ministère sur les modifications des modalités de l’oral de contrôle.
Quels sont les risques de ce nouveau texte ?
 
 
Un modèle calqué sur le LGT
 
Pour accéder à cette épreuve de contrôle orale, il faudra que le·la candidat·e ait obtenu :
  • une moyenne globale située entre 8 et 9,99 /20
  • une note moyenne au moins égale à 10/20 aux épreuves professionnelles définies pour chaque spécialité. Jusqu’à maintenant, seule la moyenne de 10/20 à l’épreuve d’évaluation de la pratique professionnelle était exigée.
> La moyenne générale sera dorénavant recalculée en prenant en compte les notes obtenues à l’oral de contrôle si elles sont meilleures.
 
 
Des impacts négatifs sur les élèves 
 
Au regard des nouvelles modalités et coefficients relativement faibles des matières passées à l’oral (2,5 pour le français et 1,5 pour les maths), il serait quasiment impossible pour un élève ayant une mauvaise note de se rattraper.
Soyons clairs, par définition, un candidat qui a eu moins de 8 en français ou en maths ne pourra pas avoir une excellente note à l’oral dans ces mêmes disciplines où il éprouve de sérieuses difficultés…
 
Par ailleurs, plusieurs milliers d’élèves ne franchiront pas le seuil de l’accessibilité et ne pourront pas présenter les épreuves de contrôle. Entre démocratisation de l’accession au diplôme et hausse du niveau d’exigence, il faut trouver un juste milieu. 
 
Les justifications du ministère ne sont d’ailleurs pas acceptables. Elles sont basées sur un changement de notation pour éviter les impacts négatifs repérés dans les simulations effectuées… cela ne semble pas très sérieux.
 
Personnels et élèves seraient ainsi mis en difficulté.
 
 
L’avis du SE-Unsa
 
Réhausser la valeur du baccalauréat professionnel relève d’une bonne démarche. Toutefois, cela ne doit pas se faire au détriment des élèves.
Pour le SE-Unsa, le ministère doit revoir sa copie afin d’assurer l’égalité des chances pour les élèves de la voie pro et ceux du LGT. Les modifications proposées ne font que renforcer le caractère sélectif du diplôme, contrairement aux objectifs affichés...
Sans un mécanisme régulateur permettant de faire peser davantage les notes de rattrapage dans la moyenne globale (coefficients relevés par exemple), il sera tout simplement impossible pour un élève ayant moins de 9 de réussir.
 
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