Semaine olympique et paralympique : l’inclusion au cœur des préoccupations

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La 7e édition de la Semaine olympique et paralympique (SOP) se déroule du 3 au 8 avril 2023. Elle a pour thème principal l’inclusion. Un sujet d’actualité au moment où la France s’apprête à accueillir ses premiers Jeux paralympiques en 2024.
 
 
L’inclusion par le sport : un thème fédérateur
 
Pour la septième année consécutive, le MENJ, en association avec Paris 2024, lance sa Semaine olympique et paralympique afin de promouvoir la pratique sportive chez les jeunes et de mobiliser la communauté éducative et citoyenne autour des valeurs citoyennes et sportives.
 
Elle a notamment pour objectifs de permettre aux enseignants de sensibiliser leurs élèves aux valeurs de l’olympisme et de faire changer le regard des plus jeunes sur le handicap.
 
Toutes les écoles et établissements de France métropolitaine et d’outre-mer, mais aussi les établissements français de l’étranger et d’enseignement supérieurs peuvent y participer et y inscrire un projet.
 
Le site Eduscol met à disposition des équipes pédagogiques de nombreuses ressources, auxquelles ont aussi contribué l’Usep et l’UNSS.
 
 
L’implication des acteurs de l’École : un fait trop ignoré
 
Depuis les débuts de la SOP, pensée à la faveur des JOP 2024, le SE-Unsa porte la revendication qu’au-delà de l’affichage de dispositifs ministériels, tels que les 30 minutes d’activité physique quotidiennes, cette manifestation soit surtout la reconnaissance du travail mené sur le terrain par les professeurs des écoles et les enseignants d’EPS pour encourager et développer la pratique physique et sportive de leurs élèves.
 
Or cette visibilité de tous les acteurs du sport à l’École laisse encore à désirer : les fédérations du sport scolaire, bien que partenaires de l’opération, sont peu citées dans le guide de la SOP 2023, si ce n’est pour souligner leur rôle de passerelle entre le sport scolaire et le sport en club.
 
Il serait réducteur de considérer l’Usep et l’UNSS comme des tremplins vers le sport en club dont les finalités ne sont pas les mêmes. La volonté du ministère ne semble pas tournée vers la complémentarité du sport scolaire et du sport en club, mais bien vers l’idée que l’un serait au service de l’autre. Les dispositifs visant à l’externalisation de la pratique physique et sportive (les 30 minutes d’APQ et les « alliances éducatives » dans le 1er degré, les 2h supplémentaires de sport au collège), ne font que le confirmer.
 
 
L’avis du SE-Unsa
 
Le SE-Unsa ne peut qu’approuver la volonté du ministère, depuis plusieurs années, d’accroître et renforcer la pratique sportive de nos élèves. Pour autant, cette opération, pour aller au-delà de l’affichage de dispositifs ministériels, ne doit pas négliger les efforts quotidiens et souvent invisibles de tous les acteurs de terrain qui font vivre le sport à l’École, professeurs des écoles et enseignants d’EPS en tête, notamment à travers les fédérations du sport scolaire. L’inclusion à l’École se vit au quotidien, elle est au cœur des préoccupations du SE-Unsa, ainsi que de l’Usep et de l’UNSS, et le restera après 2024.
 
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