Comité de suivi voie pro : du temps, de la formation mais toujours pas de valorisation…

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Le comité de suivi de la réforme de la voie professionnelle s’est tenu ce mercredi 5 février.
Ce fut l’occasion de faire le point sur la mise en œuvre sur le terrain au moment où les DHG sont présentées dans les établissements. Les débats ont porté sur les familles de métiers.
Que peut-on en retenir ?
 
 
Du temps et de la formation
 
Conformément aux revendications portées par le SE-Unsa depuis la rentrée de septembre, le ministère semble désormais pleinement conscient de la nécessité de donner du temps pour une application sereine de la transformation de la voie professionnelle.
Au-delà de la journée banalisée annoncée par le ministre, d’autres pistes se confirment.
En effet, les propositions consistant à dégager des plages de concertation sur temps de travail semblent rencontrer un véritable écho. Des séances de co-intervention sont d’ores et déjà banalisées avant chaque période de vacances dans plusieurs établissements. Nous demandons la généralisation de cette mesure.

La nécessité de déployer les inspecteurs sur le terrain, pour l’accompagnement des collègues, a été réitérée. Des formations se développent autour du chef-d’œuvre et de la co-intervention. Les difficultés de certaines académies ont été abordées et les interventions à venir se voudront bienveillantes et de plus en plus interdisciplinaires.
Des engagements ont été pris, nous y serons attentifs.
 

Vers une transformation du Diplôme intermédiaire
 
Le temps, c’est bien l’une des demandes principales de nos collègues qui doivent se démultiplier pour satisfaire à toutes les injonctions.
Des heures de cours devraient être récupérées à court terme avec un allègement sensible du DI qui tendrait à devenir une attestation délivrée par le conseil de classe. Cependant, le cadre et les critères resteraient nationaux pour des raisons d’équité.
Les modalités restent à déterminer mais le concept nous convient parfaitement.

Nous réclamions depuis longtemps la fin du DI sous la forme de CCF (Contrôles en cours de formation) chronophages conduisant souvent à une perte de sens quant à la nature et l’utilité du diplôme délivré.
La nécessité d’un diplôme, d’une attestation en cours de cursus fait consensus mais elle ne doit pas conduire à une évaluation permanente, aussi exigeante pour les élèves que pour les enseignants.

Une conférence des diplômes annoncée par le ministère invitera les partenaires sociaux à réfléchir à la carte et aux contenus. Le SE-Unsa prendra toute sa part dans ces discussions.
 

Développement des familles de métiers
 
Malgré une présentation intéressante d’un projet de la famille de métiers BTP dans l’académie de Lille, nous continuons à redouter la mise en place des familles de métiers, en particulier pour Gestion administration transport logistique.

Notre demande de moratoire soutenue par d’autres organisations syndicales n’a pas été retenue et le plan de développement continuera à se déployer selon le calendrier prévu (voir notre article).
 
La mesure dérogatoire concernant Gestion administration a été maintenue. Les établissements proposant des filières GA sans Transport logistique à proximité pourront ne pas rejoindre la famille de métiers afférente.
 
 
 
L’avis du SE-Unsa

Certaines propositions du comité de suivi semblent faire l’unanimité et vont dans le bon sens. Les dispositions concernant le développement de la formation, l’accompagnement des collègues et la banalisation de temps de concertation en sont l’illustration.

En revanche, le développement précipité de certaines familles de métiers comme GATL risque de mettre les collègues en difficulté.

Nous revendiquons des moyens à la hauteur pour que les dotations horaires puissent supporter les exigences liées à la mise en application de la réforme.

Le SE-Unsa regrette qu’aucune annonce sur la valorisation du travail des enseignants n’ait encore été faite. Nous réclamons une reconnaissance financière de l’investissement des PLP confrontés à une surcharge de travail et une complexification de leurs missions. Par le biais de primes, d’indemnités ou d’IMP fléchées, l’exigence du travail interdisciplinaire par projet doit être reconnu.
 

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