Le SE-Unsa reçu au ministère pour parler technologie

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Depuis maintenant quelques mois, le SE-Unsa a lancé la campagne « la technologie, une discipline d’avenir », pour mettre en avant les enjeux essentiels portés par cette discipline. Dans ce contexte, une rencontre a eu lieu avec la Direction générale des ressources humaines ainsi que de la Direction générale de l’enseignement scolaire.
 
Les sujets n’ont pas manqué lors de cette réunion qui été la continuité logique du courrier que nous avions adressé au ministre de l’Éducation nationale en fin d’année scolaire dernière sur les problématiques rencontrées par les enseignants en technologie (lire notre article).
 
Une carrière en berne
 
La carrière tout d’abord est un sujet de grande préoccupation. En effet, les concours des disciplines technologiques sont loin de faire le plein. La baisse d’attractivité s’explique en partie par un manque de considération des disciplines technologiques qui voient leurs postes occupés par des contractuels qui eux-mêmes sclérosent les mouvements. Aussi, le SE-Unsa a rappelé son opposition à la contractualisation ; la solution est la création de postes pérennes. À l’heure où les secondes carrières sont légion et où une grande partie des entrants dans le métier s’engagent de plus en plus tard dans la carrière, les lauréats des concours doivent être sécurisés quant à leur affectation. La rémunération est aussi la clé du recrutement. Alors que la possibilité de gagner plus dans le secteur marchand est évidente pour les collègues de disciplines technologiques, comment espérer un engagement et un investissement de possibles futurs collègues au sein d’un ministère qui rémunère si peu ses personnels ? Aussi, parmi les propositions du SE-Unsa, on retrouve l’attribution d’une IMP fléchée et systématique pour la coordination des professeurs de technologie en collège qui pourrait s’ajouter à celle touchée par les collègues occupant les missions de RUPN. En parallèle, le SE-Unsa demane l’attribution d’une heure de préparation à l’image de l’heure dite de vaisselle des enseignants de physique-chimie et d’SVT.
 
Des enseignements à réorienter
 
Le constat est clair : on a assisté au fil du temps à une perte de visibilité des enseignements de technologie, souvent peu mis en avant par l’institution, et peu pris en compte dans le processus d’orientation. Aussi, le SE-Unsa a réclamé une remise à plat des programmes comme levier d’action en matière de contenus et d’ouverture. La revalorisation de la voie technologique au lycée passera également par la création d’une option financée technologie en seconde de façon à construire le vivier du cycle terminal, c’est en tout cas ce que nous demandons. Les familles doivent être également associés au plus tôt à ce que peut offrir la voie technologique à bac+3.
En filière générale, une porosité pourrait être trouvée entre certains enseignements de spécialité avec par exemple des couplages comme éco-gestion/SES ou encore SVT/ biologie et physiopathologie humaines. De plus, les contenus de certains programmes pourraient être revus. En effet, très numérique et peu technologique, la SNT déçoit… et que dire des enseignements de spécialité, SII et NSI ?
Pour le SE-Unsa, il est urgent de les rendre plus attractifs et de les aligner davantage à l’offre de formation post-bac. En effet, bon nombre de lycéens abandonnent ces spécialités de peur de ne pas pouvoir intégrer certaines classes préparatoires.
 
Pour le SE-Unsa, il est urgent d’agir. Le SE-Unsa prendra sa part pour que ces revendications se traduisent en actes.
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