Le SE-Unsa a rencontré la ministre Borne ce lundi 27 janvier pour échanger sur nos priorités, nos propositions et sur la méthode de travail.
Nos échanges ont été directs et francs. Inutile pour chacun de dresser un état des lieux de l’École durant des heures (ce dernier étant partagé), qu’il s’agisse du manque de postes et notamment ceux liés à la prise en charge de la difficulté scolaire ou encore de la problématique du remplacement.
Deux priorités pour nous :
- demander une réelle inflexion de la politique éducative en cours depuis 2017 ;
- poser les urgences qui ont déjà trop attendu.
La politique éducative
Les concepts de savoirs, d’autorité et de sécurité d’Attal ou de Genetet ont laissé la place à ceux de mixité sociale et scolaire, et de moyens en postes pour prendre en charge la difficulté scolaire, remplacer.
Nous avons aussi insisté sur notre désaccord quant aux évolutions apportées par Anne Genetet au programme Évars et sur les lignes rouges qui risquaient d’être franchies. À l’ordre du jour du Conseil supérieur de l’éducation (CSE) ce mercredi 29 janvier, le texte devra retrouver les éléments qui lui ont été ôtés - retrait de certains mots par précaution et/ou par pudeur - et on ne devra plus y trouver les préconisations faites aux enseignants de rendre compte ou annoncer, qui n’existent dans aucun autre programme. Le Ministère ne peut pas, ne doit pas donner l’impression de céder aux idéologies des collectifs réactionnaires. Notre vote en dépendra !
Les urgences des semaines et mois à venir
- La réforme du recrutement et de la formation initiale a fait consensus étant donné la nécessité de recruter plus tôt et de mieux accompagner à l’entrée dans le métier.
- L’indispensable travail à mener sur la rémunération et le déroulement de nos carrières pour redonner des perspectives positives, ainsi que sur les conditions d’exercice ont également été au centre des échanges en matière de politique RH.
Nous serons amenés à revoir la ministre régulièrement pour poursuivre le travail débuté.
Le SE-Unsa tient déjà à s’assurer que cette évolution affichée du pilotage de l’École dépassera les mots d’une rencontre et montrera au plus vite le courage et la volonté de traiter les maux de nos métiers et de nos élèves !