Collège : sortir de la double-évaluation en laissant les équipes choisir

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Depuis 2005, le socle commun de connaissances, de compétences et de culture est entré peu à peu dans le quotidien des enseignants, d’abord sous la forme d’un livret personnel de compétences puis du livret scolaire unique numérique. De nombreux établissements sont passés aux classes sans note et l’évaluation fait débat.
 
Pourtant, on continue à mener de pair notation et évaluation par compétences, une incohérence pour les collègues, pour qui la charge de travail est par conséquent accrue. L’évaluation des compétences dans le cadre du cycle 4, pour le brevet, n’a pas forcément de sens pour les enseignants de 3e qui continuent à mettre l’accent sur les épreuves terminales pré-existantes. Comment sortir de ces incohérences qui décrédibilisent tout changement dans les modalités d’évaluation ?
 
 
Ce que dit l’enquête SE-Unsa C’est quoi être enseignant au collège en 2019 ?
 
Quand on demande aux enseignants ce qu’il faudrait faire pour alléger leur charge de travail, 22 % proposent de mettre fin au double système d’évaluation ! 17 % des collègues plébiscitent aussi la proposition de passer à la semestrialisation qui permet aussi de diminuer la pression évaluative sur les équipes.
 
79 % des collègues qui ont à l’enquête passent plus de 5 heures pour la correction et l’évaluation chaque semaine (40,5 % de 5 à 7 heures, 18 % de 7 à 9 heures, 11 % plus de 9 heures). La réduction de la charge de travail des enseignants passe forcément par une réduction de la charge de travail d’évaluation !
 
Voir les résultats de notre enquête : https://externe.se-unsa.org/enquete_college_2019/article.php
 
 
Ce que demande le SE-Unsa
 
  • Faire confiance aux équipes pédagogiques : les enseignants doivent pouvoir choisir les modalités d’évaluation qu’ils souhaitent mettre en œuvre pour suivre les apprentissages des élèves, dans le cadre de l’autonomie des établissements.
  • Accompagner les enseignants : des aides à l’évaluation doivent être mises à disposition des enseignants, avec des échelles de niveaux de maîtrise explicités par les programmes, avec des intitulés de compétences lisibles et compréhensibles par tous.
  • Repenser le brevet : le format des épreuves doit être remis à plat, les épreuves terminales, qui ne couvrent pas toutes les disciplines, ont été réduites à des mini-bacs.
 
Pour le SE-Unsa, il faut remplacer ces épreuves par de nouvelles épreuves qui évaluent de manière transversale des compétences du socle, en faisant appel à toutes les disciplines.
 
 
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